Si l’on met de côté l’épisode exceptionnel de la crise sanitaire, il ne s’agit plus de se demander si le déficit commercial de la France battra un record en 2025 : cela est acquis, même en dépit du reflux du prix du brut qui allège la facture pétrolière. La vraie question est plutôt de savoir quelle sera l’ampleur de ce nouveau record d’ici la fin de l’année. En fait, jamais le commerce extérieur français n’a connu une telle Bérézina, ni lors du premier et du deuxième choc pétrolier, ni lors de la grande récession de 2008-2009 et des crises à répétition qui ont suivi. Même rapporté au PIB, pour tenir compte de l’évolution de la taille de l’économie dans le temps, l’histoire reste la même, preuve s’il en est de l’ampleur du décrochage. [...]
